Créativité citoyenne : « l’autre économie »

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Ce jeudi 3 avril, j’ai assisté à une séance d’information sur les SEL (Systèmes d’Echanges Locaux) organisée par les animateurs du Plan de Cohésion Sociale (PCS) de Braine-l’Alleud.

Dessins SEL verticalEn contraste avec les visites d’entreprise de la veille, me voilà plongé dans la créativité citoyenne, gratuite et solidaire : ce que de simples citoyens comme vous et moi peuvent inventer en réaction à la déshumanisation des relations sociales mais aussi pour surmonter certaines difficultés très immédiates rencontrées par tout un chacun.

Participer à un SEL, c’est retrouver l’esprit d’entraide entre voisins, à titre gratuit : chacun contribue l’un de ses savoir-faire, parfois l’un de ses outils, en échange d’un autre service pour résoudre un problème où il ne peut pas s’en sortir seul.

L’échange ne doit pas être immédiat ni avec la même personne, la plupart du temps il ne l’est pas : je tonds la pelouse de mon voisin hospitalisé aujourd’hui et je recois trois mois plus tard l’aide d’une toute autre personne pour garder mes enfants une soirée.

Les animatrices du SEL Waterloo et environs, nous ont expliqué que le fonctionnement repose sur une monnaie d’échange virtuelle qui s’appelle dans leur cas le « WAT » qui vaut une heure de service. Et chacun est égal : une heure égale une heure, quelque soit la nature du service fourni.

Moyennant un peu d’organisation, cela marche très bien. Cela recrée du lien, cela nourrit la convivialité sans empiéter sur les échanges économiques « normaux ». Il y a une cinquantaine de participants dans ce SEL, avec un renouvellement régulier. Il y a plus de 80 SEL en Belgique francophone.

Les initiatives gratuites et solidaires de ce type foisonnent, elles allient utilité et convivialité, par exemple, à Braine-l’Alleud, il y a :

Ecolo soutien ce genre d’intiatives car elles retissent du lien social, concrétisent une solidarité directe entre les personnes et permettent l’émergence de communautés capables de résister aux diktats mais aussi aux aléas de notre société de consommation.

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